27 mars 2013 – Conférence / débat rendez-vous de l’altitude : Trail, altitude et performance

Nous vous invitons à un nouveau rendez-vous de l’altitude, notre cycle de conférence/débat tout public.

Rendez-vous le 27 mars 2013, 20h – Thème : Trail, altitude et performances

Au programme : Trail, ski alpinisme, ascensions rapides… Méthodes d’entraînement, gestion de la performance en altitude, récupération, nutrition et hydratation.

Intervenants : Dr. Pascal Zellner, Médecin et trailer, Dr. Hugo Nespoulet, physiologiste spécialiste des conditions extrêmes.

Affiche conférence - Création graphique : FLOKON

Affiche conférence – Création graphique : FLOKON

Début de la conférence à 20 hrs
Lieu : salle des fêtes de Thônex, Suisse (proche douane Annemasse/Genève)
Carte & plan d’accès : http://goo.gl/maps/xH3um

·      Tarif sur réservation : 15 Frs / 12 € (Possibilité de paiement en ligne)

·      Tarif au guichet : 20 Frs / 15 €

·      Tarif étudiant/sans emploi : 12 Frs / 10 €

Renseignements, réservations : formation@ifremmont.com
Voir aussi notre page conférence sur le site ifremmont.com

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Adidas boost

Bien que l’amorti ait fait l’objet de nombreux concepts dans le monde du running (l’air par Nike, le gel par Asics, l’Adiprene par Adidas, le DNA par Brooks…), il semblerait qu’Adidas ait souhaité continuer à plonger dans cet océan rouge. Son nom ? “Boost”, tout simplement.

La preuve en image :

Source : Runblogger.com

Les chaussures barefoot associées à des lésions de fatigue au niveau du métatarse chez 2 coureurs

Titre Original : Barefoot-simulating Footwear Associated With Metatarsal Stress Injury in 2 Runners.
Type de document : Case report
Auteur(s) : Giuliani J, Masini B, Alitz C, Owens BD.
Paru dans : Orthopedics

Les troubles et les fractures de fatigues au niveau du pied sont fréquents chez les coureurs. Cependant, les facteurs étiologiques, y compris les variables anatomiques et cinématiques, ne sont pas bien définis. Dans la littérature, le choix des chaussures a également été impliqué car il contribuerait à certains mécanismes des blessures et entrainerait des des modifications dans la démarche et les forces de transmission. Malgré les avantages de la chaussure de running classiques, bon nombres de coureurs se sont tournés vers la course avec des modèles reproduisant la démarche pieds nus (barefoot) dont certains des bénéfices sont loués, y compris une diminution du taux de blessures.

Nous rapportons 2 cas de fractures de fatigue du métatarse chez des coureurs expérimentés dont le seul de changement de conduite a été l’adoption de chaussures “barefoot”, simulant la marche pieds nus. L’un était un coureur de 19 ans qui a développé une réaction de stress au niveau du second métatarsien, le long de la diaphyse. Le deuxième cas âgé de 35 ans, est un ultra-marathonien qui a développé une fracture au niveau de la diaphyse du second métatarsien après 6 semaines d’utilisation de chaussures “barefoot”.

Bien que ces deux traumatismes liés à la fatigue ont guéri sans effets à long terme, ces lésions sont alarmants en ce sens qu’elles sont survenues chez des coureurs expérimentés sans autres facteurs de risque pour les pathologies de fatigue osseuses. La cause suspectée pour ces traumatismes liés au stress chez ces deux patients est le changement de modèles pour des chaussures reproduisant la marche pieds nus.

Les coureurs utilisant ces chaussures doivent être mis en garde sur la nécessité de modifier la technique de course -d’une attaque talon, il faut passer à une pose de pieds d’avantage sur l’avant- ainsi que sur les symptômes de blessures de fatigue.

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Note de l’Ifremmont : Le barefoot est actuellement en plein boom et surfe sur la tendance du “retour à l’essentiel”. Vibram, Fila, Merell, Keen, New Balance et bien d’autres ont déjà lancé puis dupliqué leurs modèles, avec pour certains des produits dérivés. Gardons-nous de tirer toute conclusion hâtive mais conservons cet article en mémoire. S’il ne concerne que 2 cas de blessures, il confronte un phénomène sociétal et les problématiques de santé qui en découlent.

Source : pubmed.fr

Conséquences neuromusculaires d’un ultra-trail

Titre Original : Neuromuscular Consequences of an Extreme Mountain Ultra-Marathon
Type de document : Etude
Auteur(s) : Millet GY, Tomazin K, Verges S, Vincent C, Bonnefoy R, Boisson RC, Gergelé L, Féasson L, Martin V.
Paru dans : Plos One

Objectif :

Investiguer sur les conséquences physiologiques de l’une des courses les plus extrêmes auxquelles un humain puisse participer : un utra-trail (UTMB) de 166km avec 9500m de dénivelé positif et négatif.

Méthode :

Dans ce contexte, la fatigue induite par l’utra-trail et le processus de récupération sur deux semaines ont été évalués. La fonction neuro-musculaire (NMF), les marqueurs sanguins de lésions musculaires et d’inflammations ont été mesurés avant, immédiatement après (n=22) et 2, 5, 9 et 16 jours après l’UTMB (n=11) chez des coureurs expérimentés.

Résultats :

La contraction maximale volontaire diminue fortement, de 35% (IC=95%, –28 à –42%) pour les muscles responsables de la flexion plantaire et de 39% (IC=95%, –32 à –46%) pour les extenseurs de la jambes. Des modifications significatives ont également été observées concernant les marqueurs de lésions musculaires et d’inflammations. Après la course, les taux de créatine kinase (de 144±94 to 13,633±12,626 UI.L-1), de myoglobine (de 22 to 1,432±1,209 µg.L-1),et de protéine C réactive (de <2,0 à 22 to 1,432±1,209 µg.L-1) ont été modifiés. Des baisses modérées à importantes ont été observées dans les amplitudes maximales des potentiels d’actions ainsi qu’une fatigue à basse fréquence (indice d’une altération du couplage excitation-contraction).
16 jours après la course la fonction neuromusculaire a retrouvé ses valeurs initiales, la plupart du processus de récupération se faisant dans les neufs jours.

Conclusion :

Ces résultats soulignent que les altérations de la fonction neuromusculaire après un ultra-trail sont dues à de multiples facteurs, dont un déficit du couplage excitation-contraction qui n’a jamais été décrit suite à un exercice prolongé. Il a également été montré que deux semaines après une course du type UTMB, les capacités de force maximale sont de retour à la normale.

Article intégral en libre accès disponible ici

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Caractéristiques de l’impact lors de la course en conditions chaussées et pieds nus

Titre Original : Impact characteristics in shod and barefoot running.
Type de document : Article scientifique
Auteur(s) :  Joseph Hamill; Elizabeth M. Russell; Allison H. Gruber; Ross Miller
Paru dans : Footwear Science

A l’heure où les modèles “oversized” et les modèles “barefoot” envahissent le marché du footwear, cette étude fait le point sur les caractéristiques de l’impact du pied lors de la course pieds nus puis en conditions chaussées avec différentes duretés de semelles.

Avant propos :

L’augmentation de l’impact en course à pieds est souvent décrite comme cause de blessures. L’une des méthodes utilisées pour réduire la force de l’impact du pied avec le sol est l’augmentation de l’épaisseur de la semelle des chaussures de course. Une seconde méthode consiste à courir pieds nus.

Objectif :

Cette étude a pour objectif la comparaison des caractéristiques de l’impact au sol en fonction de l’utilisation de chaussures avec des semelles d’épaisseurs différentes ainsi que pieds nus.

Méthode :

Les données cinématiques tri-dimensionnelles ainsi que le données cinétiques ont été collectées pendant que les sujets courraient à leur allure de préférence, à vitesse stabilisée. Les caractéristiques de l’impact (pic de force à l’impact talon, durée de l’impact, et phase d’acceptation de la charge) ont été obtenu par l’analyse de la force de réaction au sol. Les raideurs de la cheville et du genou lors de la phase d’acceptation de la charge ont été obtenues par la division des changements de moments articulaires par les changements d’angles articulaires.

Résultats :

Il n’ y a pas différences significatives de vitesses quelques soient les conditions.
Concernant le pic de force à l’impact talon, la raideur de cheville et la raideur du genou, il n’y a pas de différence significative entre l’utilisation de différentes épaisseurs de semelles. En revanche, il existe une différence entre la condition chaussée et la condition pieds nus.
Au sujet des données de force, il a été observé que les participants passent d’une pose de pied en arrière à une pose de pied plus avancée lorsqu’ils passent de conditions chaussés à pieds nus.

Conclusion :

Les changements dans les caractéristiques de l’impact du pied au sol sont le résultat d’une modification dans la pose du pied plus que dans l’épaisseur de semelle.

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Source : informaworld.com

Pressions plantaires chez les coureurs assujettis à l’instabilité chronique de cheville

Titre Original : Plantar pressure during running in subjects with chronic ankle instability
Type de document : Article
Auteur(s) : Morrison KE, Hudson DJ, Davis IS, Richards JG, Royer TD, Dierks TA, Kaminski TW.
Paru dans : Foot & ankle international

Objectif :

L’étude en question vise à évaluer les répartitions des pressions plantaires en course à pieds chez trois groupes d’individus :

-Un premier groupe de sujets ayant une instabilité chronique de cheville (CAI).
-Un second groupe de sujet ayant déjà fait face à une entorse de cheville mais sans instabilité chronique (AS).
-Un troisième groupe de sujets n’ayant jamais souffert d’entorse de cheville (CON).

Matériel et méthode :

45 sujets (15 pour chaque groupe) dont 18 homme et 27 femmes ont participé à l’étude. Les pressions plantaire ont été mesurées avec l’appareil Tekscan avec 66 relevés par secondes, à vitesse de course standardisée, pieds nus. Les variables suivantes ont été mesurées : ratio des pressions plantaires médiales et latérales de l’arrière pied et trajectoire du centre des pressions durant la phase initiale d’acceptation de la charge (de l’attaque talon jusqu’ au pic de force de réaction au sol).

Résultats :

Le ratio “pressions plantaires médiales/pressions plantaires latérales” chez le groupe souffrant d’instabilité chronique de cheville est significativement plus faible que pour les deux autres groupes. Il est de 0,97 (± 0,12) pour le groupe CAI contre 1,01 (± 0,13) pour le groupe AS et 1,11 (± 0,13) pour le groupe CON. Autrement dit, les pressions plantaires sont réparties plus latéralement chez les sujet souffrant d’instabilité chronique de cheville (CAI).

Concernant la trajectoire du centre des pressions durant la phase d’acceptation de la charge, elle est également latérale pour le groupe CAI (7.97 degrés ± 11.02), alors qu’elle est plus médiale pour le groupe AS (-3.68 degrés ± 10.24) et le groupe CON (-6.27 degrés ± 9.86).

Conclusion :

Les résultats confirment que les coureurs souffrant d’instabilité chronique de cheville ont un positionnement plus latéral du pied lors de la course pieds nus, en comparaison des coureurs ayant connu une simple entorse sans manifestation chronique et ceux n’ayant jamais connu d’entorse de cheville.

Clinique :

Les cliniciens traitant les patients avec instabilité chronique de cheville devraient proposer des interventions visant à réduire l’inversion de l’arrière-pied afin de créer une trajectoire plus médiane du centre des pressions.

Résumé et full text disponibles ici

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