Luxations glénohumérales en snowboard et en ski


Titre Original : Glenohumeral dislocations in snowboarding and skiing
Type de document : Article scientifique
Auteur(s) : Hiroyasu Ogawa, Hiroshi Sumi, Yasuhiko Sumi and Katsuji Shimizu
Paru dans : Injury

Avant propos :

Les luxations glénohumérales survenant lors de la pratique du ski ou du snowboard sont généralement sévères et laissent souvent des séquelles. Cependant, peu d’informations existent sur l’étiologie d’un tel traumatisme. Le but de cette étude est donc d’investiguer sur les caractéristiques des dislocations glénohumérales lors de la pratique du ski et du snowboard.

Méthodes :

Les blessures subies par les skieurs et les snowboarders, admis dans le Sumi Memorial Hospital de Gifu au Japon entre 2004 et 2009, ont été analysées en utilisant des questionnaires et les dossiers des patients. Une étude rétrospective sur la cohorte et une analyse de régression multi-variée ont été menée pour définir l’épidémiologie et les caractéristiques propres aux luxations glénohumérales.

Résultats :

Quelque soit la pratique le taux de luxations glénohumérales est de 0,0583 pour 1000 journées de pratique. Il est de 0,0676 pour 1000 journées chez le snowboarder et de 0,0295 chez le skieur.
Les luxations glénohumérales en snowboard sont significativement plus fréquentes avec l’âge et chez le sujet masculin. Elles surviennent généralement suite à une chute et plus fréquemment sur de la neige chargée en eau. C’est principalement l’épaule du côté de la jambe avant qui est touchée en chute sur la care avant.
De façon similaire, la luxation glénohumérale apparait plus fréquemment avec l’augmentation de l’âge, chez le sujet masculin, de bon niveau, suite à une chute, sur pistes pentues.
Presque toutes (95,8%) les luxations glénohumérales sont de type antérieur et la prévalence de fractures associées est plus élevée chez le skieur (33,9%) que chez le snowboarder (12,4%).
Les variables associées aux luxations glénohumérales en ski et en snowboard sont : l’âge, le genre, l’état de la neige et la vitesse.

Conclusion :

En comparaison à la population globale, les skieurs et les snowboarders s’exposent à un risque accru de luxation glénohumérale et l’origine des blessures n’est pas la même suivant la pratique.

Version originale disponible ici

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